En piste pour la danse du 8 !

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C’est parti pour un tour de 365 jours dans le Grand 8 ! Accrochez-vous car ça risque de pas mal secouer… Soyez de celles et ceux qui s’en donnent à cœur-joie pour éviter que peur et désarroi ne gâchent la griserie du défi à relever : arriver au bout, entières et entiers ! 😁
En 2017, nous déchantions, et bien dansons maintenant, sur le volcan, l’*api* 🐝
DANSE DU 8, évidemment ! 😉
Nous vous souhaitons une belle et b8nne année 2018 ! Pleine de santé, d’hum8ur et de s8lidarité. Epissét8ut ! BeeszZzoO0o – Bisous

Et si, pour attaquer l’année d’un bon pied (de la lettre ✍️) nous effeuillions cette chère Marguerite afin d’œuvrer, non pas « au noir » – autre beau bouquin de Margie Black-Bear. 😉 – mais à un avenir, un peu, beaucoup, à la folie… meilleur!… ou pas du tout, si nous persistons dans l’erreur! – Il faut dire aussi qu’à force de tronquer la locution latine d’origine : « Errare humanum est, perseverare diabolicum » (« L’erreur est humaine, s’entêter à la commettre est diabolique »), on en a perdu la substantifique moelle censée condamner le fâcheux penchant humain à persévérer dans l’erreur. – [l’ami Albert – Einstein de son nom – disait, lui : « The definition of insanity is doing the same thing over and over and expecting different results. » (« Le propre de la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. ») … et cela n’a rien de relatif!! 🤔😏 A méditer… avant qu’il ne soit trop tard (tiflette!) 😈
*Les yeux ouverts* est un recueil d’entretiens entre Marguerite Yourcenar et Matthieu Galey, paru en janvier 1980.
Celle qui fut la 1ère femme à accéder à l’Immortalité en entrant sous la Coupole, vêtue de l’habit vert d’Académicienne, retrace, dans cet essai, l’itinéraire de son existence nomade et mouvementée, allant de son enfance flamande, d’avant-guerre de 14-18, auprès d’un père d’exception, à sa retraite aux Monts-Déserts (dans le Maine – USA) avec sa compagne Grace Frick, qui partagea sa vie pendant 42 ans, jusqu’à ce que la mort les sépare en 1979. Marguerite disparaîtra 8 ans plus tard, à l’âge de 84 ans, cela a fait précisément 30 ans, le 17 décembre 2017.
Voici un très juste résumé de cet ouvrage : « même au cœur du quotidien, elle avait le don d’élever le débat et de replacer les êtres, les événements, les circonstances dans une perspective à la mesure de l’humain. Sans réticence, avec la simplicité d’une âme sereine et l’expérience d’une sagesse conquise, intéressée par tous les aspects du monde, elle le contemplait les yeux ouverts. Regard, sentiment, action, jugement, réflexion, tout reste exemplaire dans le portrait que l’écrivain a laissé d’elle-même dans ce livre. »

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Veillons donc à garder « les yeux ouverts » à portée de main. Sur notre table de chevet, par exemple, vu que c’est un livre très éclairant car très brillant! … dont Marguerite a choisi le titre en référence à la dernière phrase de ses célèbres « Mémoires d’Hadrien » : « Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts. »

Et en cadeau, une vidéo de l’ami Léon, qui a oublié de se démaquiller depuis Noël.
Sa femme, elle, est plus discrète !. 😉

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Un (bour)bon Court, servi tout Show, sur un plateau, au Moulin à café, what else ?

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Quoi de mieux que quelques courtes vidéos pour dérouler le film des 5 jours du 2ème Festival du Film Court de Saint-Pierre (de La Réunion) qui s’est tenu à la Ravine des Cabris du 15 au 19 novembre 2017 et qui a récompensé Julie Jouve pour son très beau court-métrage Tangente, qu’elle a écrit puis réalisé avec Rida Belghiat.

Tourné au coeur et en parallèle de la *Diagonale des Fous* (Grand Raid) 2016, ce film de 26mn dévoile un aspect exceptionnel et méconnu de cette course, unique au monde à bien des égards mais surtout pour la possibilité qu’elle offre à certain(e)s détenu(e)s réunionnais(e)s de participer à cette folle aventure et de goûter à la ‘liberté’, pendant 3 jours, avec, chevillée au corps, la seule volonté de réaliser un exploit en allant au bout de soi-même, en repoussant ses limites jusqu’à l’extrême, histoire de retrouver foi en soi.

Pour la petite histoire, le 1er raideur prisonnier (du centre pénitentiaire du Port) fut Thierry Techer (1) qui se distingua, non seulement en allant au bout de sa Diagonale mais en la remportant, main dans la main avec un raideur breton, Gilles Diehl, que Thierry avait ramené dans le droit chemin alors que celui-ci s’engageait sur un mauvais sentier.
Comme nous l’a confié Julie Jouve, à l’issue de la projection de son film, cette histoire du 1er détenu qui arrive 1er
(ex-aequo avec un ‘égaré’), était trop belle pour être vraie, trop incroyable pour être retranscrite telle quelle dans une fiction de cinéma, les gens n’y auraient pas cru !!
Il faut savoir qu’à l’origine de cette belle initiative
– qui suscite surprise et admiration chez le public des divers Festivals nationaux et internationaux où le film est présenté – il y a un homme, Denis Boullé, éducateur physique à la prison du Port, convaincu de la pertinence de la réinsertion par le sport, en général, et par le Grand Raid en particulier (avec les sacrifices que cela implique : pendant un an, l’élu(e) consacre ses permissions à un entraînement très exigeant plutôt qu’aux visites à sa famille). Denis Boullé est, par ailleurs, le directeur de course et le traceur du Grand Raid. C’est donc doublement grâce à lui que, chaque année, de nouvelles permissions, accordées par le juge d’application des peines, sont données à un certain nombre de détenu(e)s qui accèdent ainsi à leur rêve.
(1) 2 ans après, en 2002, Thierry Techer renouvela l’exploit, mais tout seul et en homme libre, cette fois.

Cette 2ème édition du *Festival du Film Court de Saint-Pierre* proposa plein de belles choses à voir et à penser, parmi les 24 films en compétition et lors des cartes blanches accordées à des réalisateurs réunionnais comme Jean-Luc Jalta et Bertrand Tsong dont le *5ème Mur* met efficacement en images l’histoire vraie d’une femme battue et maintenue à résidence par son bourreau. On la voit subir puis parvenir à abattre ce 5ème mur, cette barrière invisible, en trouvant le courage, le moyen et la solution pour s’en sortir.
Le moyen fut internet
(son seul accès à l’extérieur) où elle découvrit la solution : le Wing Chun, art martial très efficace pour l’autodéfense, qu’elle apprit grâce aux vidéos gratuites mises sur le net par Sifu Muller Lauret (qui enseigne à La Réunion).
Ce travail du corps et de l’esprit lui redonna la confiance en elle et la capacité de contrer, pour, enfin, pouvoir se libérer.

Occasion de rappeler aux femmes victimes de violence que le N° d’urgence à contacter est le 3919, et que la liste des adresses et N° utiles, pour se faire aider dans le 974, se trouve sur le site de l’Observatoire Réunionnais des Violences Faites aux Femmes : www.orviff.re ou plaquette (doc PDF), accessibles en cliquant directement sur les liens.

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UN PETIT BONUS TRES RAFRAICHISSANT POUR CONCLURE

Les coulisses du tournage à La Réunion, en juillet dernier, d’un futur prime (90mn) du programme court Scènes de Ménages. Tournage encouragé par Amélie Etasse (Camille dans la série) suite à sa venue sur l’île, en 2016, en tant qu’invitée à la 1ère édition du « Festival du Film Court de Saint-Pierre ». Et voilà, la boucle est bouclée.