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Parce que cette tribune – A CHACUN SES RESPONSABILITES ! – rédigée par l’Association *Vie Océane* est claire, nette, précise, animée du seul bon sens et dénuée de toute acrimonie (à la différence du tombereau d’inepties déversées sans retenue, un peu partout, ces derniers jours), nous tenions à la reproduire ici dans son intégralité, afin qu’elle reste accessible et lisible plus durablement.
Durablement car l’avantage avec la vérité, parée de son inaltérable évidence, c’est que, non seulement, elle résiste à l’épreuve du temps mais elle en sort, à chaque fois, renforcée ! Ce qui n’est pas le cas des réactions à vif du groupuscule de petit
(e)s nombrilistes agité(e)s, qui deviennent vite ridicules, avec le recul !!!
Ridiculisé
(e)s et décridibilisé(e)s par leur infantile irresponsabilité !

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Tribune libre de Vie océane postée par IPR (ImazPress Réunion) le 01/03/2017.

A chacun ses responsabilités !

Le procès fait à la Réserve naturelle nationale marine et à son Conseil scientifique conduit notre association *Vie Océane* aux réflexions suivantes. A chaque attaque de requin sur nos côtes, la Réserve Naturelle Marine de la Réunion comme les membres de son conseil scientifique sont mis en cause.

Que l’attaque, malheureusement mortelle, ait lieu à Saint André, c’est-à-dire en un lieu diamétralement opposé à la Réserve marine, après des pluies de saison, à l’embouchure d’une grande rivière, dans de l’eau trouble, dans une zone réputée dangereuse et après mise en garde des pêcheurs locaux, rien n’y fait : la Réserve marine est coupable, ses scientifiques sont responsables.

Qu’un de leurs avis sur le programme Caprequins aille à l’encontre des attentes de certains représentants d’usagers du milieu marin et les voilà soumis à une vindicte remplie de vraies insultes révélatrices d’ostracisme ou de haine, comme ont pu le montrer des interventions récentes en télévision. Aux yeux de tels intervenants, le conseil scientifique devient le coupable tout désigné.

Nous soulignons que les membres de ce conseil sont nommés par le préfet sur la base de leurs compétences. Ils siègent à titre personnel et bénévolement. Cela garantit l’indépendance voulue par le Code de l’Environnement pour ce type de Conseil.
Faut-il rappeler à chacun que le conseil scientifique n’a qu’un pouvoir consultatif ? Le pouvoir décisionnel du GIP de la réserve naturelle marine se situe au sein du Conseil d’Administration composé d’élus, de représentants des collectivités et de l’Etat.

Faut-il rappeler que le rôle du Conseil scientifique est de donner un avis selon l’état des connaissances scientifiques, sans autre considération que les éléments scientifiques ?

Si, récemment, le Conseil scientifique n’a pas donné d’avis favorable à la pêche pour un site situé en zone de protection renforcée (Boucan Canot) c’est notamment pour trois raisons principales parmi d’autres, toutes détaillées sur le site web de la Réserve marine. On peut les résumer ainsi :

– un avis inverse irait à l’encontre d’un objectif majeur qui consiste à restaurer un écosystème capable de s’opposer à la présence des squales responsables des attaques ;

– la mobilité des requins ciblés est telle qu’ils sont déjà pêchés tout autour de l’île hors réserve, soit sur plus de 90% des côtes de l’île, mais aussi dans la réserve dans des zones de moindre protection : les zones de réglementation générale qui entrecoupent les zones de protection renforcée telles les passes de Trois Bassins, Ermitage et Roches Noires ;

– la technique comme le protocole de pêche utilisés n’offrent aucune garantie de protection pour d’autres activités se déroulant à proximité du site d’implantation du dispositif.

Citoyens, élus, représentants de La Réunion, ne vous leurrez pas ; ce n’est pas en insultant les scientifiques, en cédant aux sirènes populistes et en les accusant des tous les maux que la crise requin se règlera. Ce n’est pas en détruisant la Réserve marine, produit de plus de 10 années de concertations officielles, que la crise requin se règlera. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs ou peuvent être aveuglés par le chagrin, ou encore espèrent par ce biais atteindre d’autres objectifs peu avouables sans lien aucun avec la mer.

Tout le monde est cependant d’accord sur un fait : l’objectif de La Réunion est de diminuer le risque requin, mais ce risque ne disparaitra pas totalement. Chacun devrait méditer cela : le risque d’attaque de requin ne disparaîtra pas. Ayant cela à l’esprit, chacun doit définir le risque qu’il accepte de prendre, et la société avec lui. Lorsqu’on surfe dans les conditions du dernier accident, on sait qu’on prend un risque énorme, que l’on met sa vie en jeu.

Il est temps d’arrêter de s’en prendre aux messagers, il est temps que tous les acteurs impliqués s’assument pleinement.

Association Vie Océane

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Nous ajoutons à cela une vidéo pédagogique qui responsabilise l’humain confronté au voisinnage des requins, en répertoriant tous les moyens de protection permettant de s’adapter et de réduire les risques, sans nuire au milieu naturel !!

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Et aussi cette vidéo qui nous aide à comprendre comment serait le monde sans les requins qui représentent, comme chacun sait, le dernier maillon de la chaîne alimentaire océanique, maillon déterminant dont dépend tout l’équilibre de l’ensemble, jusqu’à la production d’oxygène, réalisée par le plancton, situé à l’autre bout de la chaîne dont il constitue le 1er maillon.


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Il est intéressant de lire également cet article qui traite du danger d’appâter près des plages. Publié le 25 février 2017 par sauvegarde des requins

La pêche post attaque de Saint André confirme le danger de pêcher le requin devant les plages

Île de la Réunion, le 24 février 2017
Le 22 février, lendemain de l’accident, le bateau chargé de la pêche post attaque a posé des dizaines de kilos d’appâts sur une palangre d’au moins 15 hameçons, ainsi que des drumlines appâtées. C’est une concentration énorme d’appâts et d’hameçons sur une toute petite zone .
Au moins un requin était présent ou a été attiré par les appâts tout prés du bateau. Dans cette eau brassée, le requin n’a pas pu suivre la trace odorante vers l’hameçon et l’a cherchée jusqu’en surface où il a été filmé.
A la fin de toute une journée, malgré un effort intense de pêche, le requin excité par les appâts n’avait pas été pris et le bateau est reparti bredouille.
On ne sait pas combien d’autres requins se trouvaient sur zone ou ont été attirés par l’appâtage. Aucun n’a été pris. Le requin tué la veille n’est pas celui de l’accident .
Cette observation capitale, qu’on s’est bien gardé de faire figurer sur www.info-requin.re, détruit complètement la théorie fumeuse qu’une pêche prés des plages protège surfers et baigneurs.
La pêche post attaque de Saint André vient de démontrer qu’on peut exciter des requins avec des appâts et qu’on n’arrive pas forcément à les pêcher. Imagine-t-on le danger pour les baigneurs et surfers?
Ce n’est pas une surprise. Lors des débuts de Cap requin en baie de Saint Paul, des requins balisés avaient été localisés prés des appâts. Ils n’avaient pas été pris. Cela avait entraîné un avis négatif du conseil scientifique de Cap requin au déploiement des drumlines prés des plages. On avait passé outre et douze jours plus tard survenait l’accident d’Elio .
Cette nouvelle et terrible observation démontre de manière irréfutable l’énorme danger de pêcher prés des usagers de la mer.
Après cette observation, qui osera porter la décision de pêcher le requin dans la réserve prés des baigneurs et surfers …pour leur sécurité…. et qui osera donner un avis favorable ? Pas les scientifiques et vrais connaisseurs des requins qui ont en tous dénoncé depuis longtemps ce danger .Il est, depuis la pêche post attaque de Saint André, connu de tous.

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