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C’était prévisible – nous l’avions annoncé, vendredi dernier :

le juvénile « Requin Massette » (du sous-ordre des « Marteaux » auxquels appartient le « Fillonus Dégénérus ») dont le nom vernaculaire est « Requin Rouquin » et le nom fientifique « Macronus Déglingus » (repérable de loin à sa gaucherie très à-droite!)… a encore frappé !… comme à son habitude, parfaitement à côté de la plaque !!
« Maître Gimmick » ou « Mister Gadget »
(si vous préférez. 😉 ) nous a fait une belle démonstration d’ignorance et de prise de parole digne du café du commerce !
En 2 coups de cuillère à pot, il s’est fait prendre les doigts dans la confiture, en train d’incriminer notre Réserve Marine et de dire n’importe quoi sur la « crise » requin !… qui ne fait « criser » qu’une infime partie de la population tandis que l’autre en a marre, non pas des gros poissons
(qui ne sont pas nouveaux dans nos eaux et qui sont seulement coupables de ne pas résister aux provocations de l’imprudence humaine) mais des gros titres de la presse et surtout des gros « cé-o-haine-ess » qui pensent (« penser » n’est pas le mot) que « pêcher, c’est sécuriser » alors que c’est tout l’inverse, puisqu’ « appâter, c’est attirer » et donc « multiplier » !!
– Il ne faut cesser de répéter que les accidents ne datent pas de la création de notre Réserve Marine (2006). Pour exemple, lors de la décennie courant de 1990 à 2000, ont été comptabilisées 17 attaques dont 10 mortelles, tandis qu’entre 2006 et 2016, alors que la pratique du surf a littéralement explosée sur l’île (x100), on en a déplorées 22 dont 8 fatales ! – Cherchez l’erreur, docteur !!!
Si la preuve n’est pas faite ici d’une médiatisation abusive et d’une main-mise d’un lobby planchiste tout puissant, on veut bien se limer les dents !
Il est vrai qu’à la fin du siècle dernier, les réseaux sociaux n’étaient pas là pour véhiculer, sans garde-fous et sans laisser la moindre prise au bon sens, les instincts primaires et la pensée vide !!
– La liste des attaques, depuis leur référencement mis en place le 1er janvier 1913, est consultable sur le site Shark Attack Data.

Et en plus, le vilain garçon (avec et sans cédille) MACRON (si t’enlèves MAR, il reste…) veut carrément nuire à la santé des Réunionnais(es), en leur faisant consommer le requin Bouledogue qui, rappelons-le, est un charognard omnivore, se nourrissant de cadavres ou d’animaux malades et ne pratiquant, plus largement, aucun tri sélectif concernant ce qu’il ingère !
Bref, c’est une méga poubelle « tout déchet » ! The « Shark super Trash » !
Sa qualité de nettoyeur des mers de haut niveau
(au sommet de la chaîne alimentaire) fait qu’il présente (au même titre que certains gros poissons pélagiques) une importante concentration de métaux lourds, comme le mercure.
La Food and Drug Administration, l’organisme américain en charge des questions de sécurité alimentaire, ainsi que l’OMS
(Organisation mondiale de la santé) ont alerté des dangers du mercure sur le système nerveux central.
Certains requins seraient porteurs également de neurotoxines telles que la BMAA
(bêta-N-méthylamino-L-alanine) : molécule produite par des cyanobactéries (aussi appelées « algues bleues » – classées Cyanophycées – que l’on trouve de plus en plus souvent en eau douce de surface), qui peut provoquer chez l’homme des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Charcot.
Enfin, après les métaux lourds et les toxines, on sait qu’il peut porter la ciguatera
(« la gratte ») dont la conséquence est une intoxication neurodigestive suite à l’ingestion de poissons contaminés par une micro algue présente dans les coraux. Lorsque le requin mange un poisson contaminé, il devient, à son tour, toxique pour l’homme.

Bon appétit m’ssieurs-dames !!

Voici les propos à l’origine de notre ire (sans rire!!) formulés par l’idiot de service :
« Je suis favorable à la réouverture de la discussion sur la commercialisation du requin. Ici, le bouledogue est concerné avec une surpopulation à cause de la protection de la réserve naturelle. On arrive à un déséquilibre. Il y a une question de sécurité pour les Réunionnais et les Réunionnaises. Il y a un conflit d’usage : on ne peut plus exploiter le tourisme, les activités sportives. »
« C’est pas à moi de définir combien de requins il faut tuer. Il faut rouvrir une discussion pour que les gens compétents décident. »


Nous reportons ici le
commentaire que n’a pas manqué de faire Sea Shepherd France :
«
Macron, à la pêche aux voix défend la pêche aux requins.
Quand Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République se rend à la Réunion et régurgite tous les arguments du lobby pro-pêche aux requins à rebours des avis scientifiques et des réalités écologiques, ça donne ce genre de positionnement aberrant et inquiétant :
« Je suis favorable à la réouverture de la discussion sur la commercialisation du requin. Ici, le bouledogue est concerné avec une surpopulation à cause de la protection de la réserve naturelle. On arrive à un déséquilibre. Il y a une question de sécurité pour les Réunionnais et les Réunionnaises. Il y a un conflit d’usage : on ne peut plus exploiter le tourisme, les activités sportives. »
« C’est pas à moi de définir combien de requins il faut tuer. Il faut rouvrir une discussion pour que les gens compétents décident. »
Bonne chose que Monsieur Macron s’avoue incompétent sur le sujet mais dans ce cas, peut-être faut-il l’informer sur le fait que les gens compétents- les scientifiques en mesure de comprendre comment fonctionne l’écosystème marin- ont déjà affirmé, arguments et exemples scientifiques à l’appui, que La Réserve Naturelle Marine de la Réunion n’est aucunement responsable de la présence de requins bouledogues (contrairement à l’état catastrophique du récif à l’origine du déséquilibre) et que les battues de requins sont inefficaces à réduire le risque d’accidents dans un milieu ouvert sur l’Océan.
Macron, « candidat des gens » (comme il l’affirme), pense donc que la pêche des requins à La Réunion est une volonté « populaire ». Pour le coup, il est surtout le candidat d’un lobby et va à l’encontre de l’intérêt général et de l’avenir du récif réunionnais en condamnant la réserve marine, sans rien comprendre lui même à la réalité écologique locale. »

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